dimanche 6 septembre 2026

lundi 31 août 2026

Les mauvaises idées n’ont pas besoin de salauds.

 Si leurs mis en oeuvre sont toujours catastrophiques, elles sont le plus souvent propagées par des gens bien intentionnés.

mercredi 26 août 2026

"Trahison des clercs" de Bloch

Cette trahison renvoie à l'idée que ceux qui ont pour fonction de "penser, comprendre, transmettre le savoir et éclairer la société" intellectuels, universitaires, responsables politiques, militaires, journalistes — peuvent faillir à leur mission lorsqu'ils cessent d'exercer leur esprit critique.

"Une société peut être vaincue parce qu'elle a d'abord été incapable de penser correctement la réalité."

Bloch est particulièrement sévère envers les gens compétents, instruits, expérimentés, mais enfermés dans un système qui les empêche précisément de voir ce qui est en train de se passer.

On pourrait résumer la « trahison des clercs » chez Marc Bloch ainsi :

"La véritable responsabilité de ceux qui savent n'est pas de défendre les certitudes du passé, mais d'aider la société à comprendre les transformations du présent. Lorsqu'ils deviennent les gardiens de leurs propres préjugés, ils cessent d'être des éclaireurs et deviennent des agents de l'aveuglement collectif."

"les sociétés ne meurent pas seulement de leurs ennemis ; elles peuvent mourir de l'incapacité de leurs élites à regarder la réalité en face."


Limite du marché: Les externalités négatives

 Lorsque qu'une activité marchande a des consequences négatives qui ne sont pas payés par le producteur (Emission de co2, pollution, risques sanitaires), le coût de ces conséquences n'apparaissent pas dans le prix. C'est à la collectivité d'assumer les coûts. 

lundi 24 août 2026

Techno-solutionnisme

Terme condescendant pour décrire une solution technologique à un problème donné alors que les causes sont sociales ou dans les usages .
Toute solution technique crée des externalités qui sont parfois négatives et que l'on peut vouloir palier par des solutions techniques, qui amènent à leur tour des externalité positive ou negatives et que ...




lundi 17 août 2026

Hydrologie politique

 Bassines, irrigation et usage de l'eau font l'objet un débat nécessaire mais  gangrené par l'idéologie.

Il faut revenir aux faits, aux modèles , à ce que l'on connait, à ce que l'on prévoit et empêcher que la gestion d'une ressource partagée  devienne un champ de bataille idéologique.


La grande bassine de St Soline a des externalités positives sur la gestion de l'eau, mais permet une agriculture intensive. C'est ce modèle d'agriculture qui est critiqué par les opposants(Avec ses externalités négative sur la biodiversité, la pollution , son coté non-bio.)

Mais on  traite les promoteurs de ce projet "d'accapareurs d'eau" , ce qui est une fausse déclaration, une simple calomnie. Et cela me révolte.

Tous les sujets sont devenus clivants et polémiques. Les slogans injurieux  génèrent de l'hystérie et de la violence, de façon  indécente, mais génèrent une audience gigantesque . 

Les violences du printemps 2023 autour des « méga bassines » à Sainte-Soline ont été le sommet de cette violence: Si les aspirations à changer de société sont entendables et légitimes , les accusations sur l'accaparement de l'eau sont fausses et démenties par les modèles du BRGM.

Le discours  militant, pour être mobilisateur, est sciemment faux.

Des gens  martèlent des affirmations erronées parce que leur projet politique est de renverser le « système » et qu'une mobilisation contre des 'accapareurs d'eau' est plus facile qu'une mobilisation pour un autre système societal..

Le but est de mobiliser et de cliver, pas de gérer l'eau. C'est juste une application brillante des techniques d'ingénierie politique des ingénieurs du chaos.


https://www.brgm.fr/fr/actualite/communique-presse/expertise-brgm-projet-reserves-substitution-deux-sevres-note


https://infoterre.brgm.fr/rapports/RC-71650-FR.pdf


jeudi 30 juillet 2026

Surveillance

 Moteurs de recherche, réseaux, objets connectés, caméras et administrations recueillent nos comportements. 

L’État et les entreprises peuvent désormais rapprocher ce qui restait autrefois séparé : nos opinions, nos préférences, nos goûts,  nos achats, nos relations, notre santé, nos déplacements et nos erreurs passées.

Et nous n'avons même pas conscience d'être surveillé ! 

Ni rire (ou ignorer), ni pleurer, ni haïr, mais comprendre !
Voilà, il faut comprendre ceux qui nous observent. Il faut savoir ce qu'ils en font, et ce qu'ils pourraient en faire.

Par prudence,  rendons moins visible notre intimité. Protégeons nos données, empêchons le croisement généralisé des fichiers, préservons le secret des échanges. Partageons l’art de hiérarchiser et de critiquer l’information, le goût  de la nuance. et de la discussion.

Hypocrisie suprême

  « Quand je  dis  à César qu'il déteste les flatteurs, il répond oui à cette flatterie suprême. »  Shakespeare

 L'hypocrisie suprême,  c'est prétendre abolir l'hypocrisie. Nous cherchons à paraître authentique. Assumons une certaine opacité et incohérence.

Réapprenons l’hypocrisie.

lundi 20 juillet 2026

Les mots des salauds arment les bras des imbéciles

"Théories de théories"  de Charles Dantzig 

mercredi 15 juillet 2026

Le tyran


Il gouverne non pour le bien commun mais pour son intérêt propre. Il préfère les fidèles aux hommes capables, se méfie des esprits indépendants, essaye d'affaiblir tout ce qui limite son pouvoir.

Le tyran était un archétype de l'antiquité .

Trump est il un tyran?

mardi 14 juillet 2026

Schadenfreude

 « joie malsaine » ou la « joie maligne » que l'on éprouve en observant le malheur d'autrui.


https://fr.wiktionary.org/wiki/Schaden

https://fr.wiktionary.org/wiki/Freude


mardi 7 juillet 2026

L'étrange défaite

 Marc Bloch

"Nos chefs ou ceux qui agissaient en leur nom n’ont pas su penser cette guerre. En d’autres termes, le triomphe des Allemands fut, essentiellement, une victoire intellectuelle et c’est peut-être là ce qu’il y a eu en lui de plus grave. "

"Ils [Les Allemands] croyaient à l’action et à l’imprévu. Nous avions donné notre foi à l’immobilité et au déjà fait."

"Longtemps, il n’y avait pas eu, dans l’armée, de grade supérieur à celui de général de division. Une lettre de service, octroyée au gré du gouvernement ou du G. Q. G., suffisait à fixer les attributions des officiers généraux de ce rang : elle pouvait les habiliter aussi bien au commandement d’une armée, voire de toutes les armées, qu’à celui d’un corps d’armée ou, tout bonnement, d’une division.Car là où les grades diffèrent, la discipline veut, irrévocablement, que le plus élevé entraîne l’exercice du droit au commandement. Impossible, dorénavant, à un jeune divisionnaire de prendre, par exemple, une armée, s’il n’a été, d’abord, pour le moins, promu, en forme, général de corps d’armée."

Le commandement militaire et politique est trop attaché au passé : culte de l’âge, du prestige ancien et d’une “expérience” devenue inadaptée au présent.

Les voix plus jeunes et plus audacieuses ont été étouffées, la guerre a été conduite par des chefs vieillis intellectuellement, enfermés dans des schémas dépassés.

Face à la nouveauté du conflit, ces dirigeants n’ont pas seulement été battus : ils ont accepté la défaite, par manque d’élan, de confiance et de capacité d’adaptation.

Leur plus grave faute est morale : au fond, ils avaient déjà perdu foi dans le pays et dans le peuple qu’ils devaient défendre.

"L’absurdité de notre propagande officielle, son irritant et grossier optimisme, sa timidité et, par-dessus tout, l’impuissance de nos gouvernants à définir honnêtement leurs buts de guerre, ont bien pu, pendant de trop longs mois d’inaction, obscurcir un peu ces premières et vives clartés."

"Et puis, il y avait aussi l’idéologie internationaliste et pacifiste.[] N’apercevaient-ils donc pas, autour d’eux, tout prêts à s’en saisir et presque à la souhaiter, les futurs profiteurs de notre défaite ? [] ils omettaient de distinguer entre la guerre qu’on décide volontairement de faire et celle qui vous est imposée, entre le meurtre et la légitime défense. "

"[] la presse dite de pure information  [] servaient, en fait, des intérêts cachés, souvent sordides, et parfois, dans leur source, étrangers à notre pays."

"L’hitlérisme refuse à ses foules tout accès au vrai. Il remplace la persuasion par la suggestion émotive."




vendredi 26 juin 2026

Ecolos ?

 Les écologistes français ne veulent pas de l'énergie nucléaire, refusent les mégabassines qui alimentent l'irrigation agricole, s'opposent à la climatisation et combattent les plantes NGT, pourtant conçues pour consommer moins d'eau. Ils sont contre le Tunnel ferroviaire du Lyon-Turin qui va éviter des milliers de camions.

 EELV est il une secte millénariste anxiogène et culpabilisante ou un mouvement écologiste politique pragmatique proposant des solutions à court et moyen terme ?


dimanche 14 juin 2026

L’innovation naît du désordre, pas du plan

 On croit que l'innovation se planifie. Elle ne se planifie pas. Personne ne sait à l'avance quels usages vont compter, quels modèles vont fonctionner, ni quels acteurs vont émerger. C'est la définition de l'incertitude : l'information nécessaire pour décider n'existe pas encore. Elle apparaît au fil des essais menés par un grand nombre d'acteurs indépendants.

D'où plusieurs problèmes. On ne peut pas planifier l'investissement privé : les entreprises décident selon leur propre jugement, et annoncer qu'on planifiera leur investissement, c'est soit prévoir de les contraindre, soit prendre une intention pour un résultat. On ne peut pas davantage piloter l'intégration de l'IA dans l'économie, car aucune administration ne sait mieux que des millions d'utilisateurs comment l'IA doit entrer dans leur travail.

Un mot mérite qu'on s'y arrête : "piloter l'intégration dans la vie sociale". Cela revient à vouloir décider, depuis l'État, de la manière dont une technologie entre dans la vie quotidienne des gens. C'est une volonté de contrôle social. Or l'adoption d'un outil résulte de millions de choix individuels que personne n'a le droit ni la capacité de diriger à leur place.

L'approche de technocratique, la France l'a déjà essayé. Elle ne cesse de l'essayer. Le Plan Calcul devait créer une informatique souveraine par la planification : il a échoué. Quaero, lancé pour concurrencer Google, a échoué aussi. Le cloud souverain... La domination américaine, elle, n'a été planifiée par personne : elle est venue d'un écosystème décentralisé d'universités, de start-up et de capital-risque.

Un problème industriel est donc transformé en question de survie nationale pour justifier le contrôle de l'État là où il faudrait laisser agir l'initiative. 

C'est un réflexe constant, croire que ce qu'on ne sait pas prévoir, on peut quand même le diriger d'en haut, y compris dans la vie des gens. En matière d'innovation, c'est presque toujours l'inverse qui se produit.

(D'après) Philippe Silberzahn

samedi 13 juin 2026

L'ère de l'IA : démocratisation des usages, concentration de la puissance et conséquences géopolitiques

 L’IA de pointe ne sera sans doute pas accessible à tous, mais réservée à quelques acteurs, surtout américains.

Cette rareté viendrait de trois causes : les risques de sécurité, le coût énorme de calcul, et le contrôle croissant du gouvernement américain.

Résultat : une nouvelle fracture mondiale pourrait apparaître entre ceux qui ont accès aux meilleures IA et les autres.

Par le passé, lorsque les fruits des révolutions industrielles ont été répartis de manière inégale, les changements qui en ont résulté en termes de richesse relative, de sécurité et de puissance ont provoqué des migrations massives, ravivé des conflits latents et déstabilisé des démocraties.  

Par contre les usages courants de l'IA  vont sans plus aucun doute aujourd'hui se démultiplier et se démocratiser.


mardi 9 juin 2026

Machiavel

 « Il n'y a pas d'opinion plus fausse que celle qui veut que l'argent soit le nerf de la guerre... Cette maxime est répétée tous les jours, et les Princes qui s'y fient plus qu'ils ne désireraient le faire, reglent leur conduite d'après ce préjugé. Il les aveugle au point de leur faire croire que de grands trésors suffisent pour les défendre. Ils ne voient pas que s'il en était ainsi, Darius eût vaincu Alexandre ; les Grecs eussent triomphé des Romains ; de nos jours, Charles le Téméraire eût battu les Suisses... Tous ceux que nous avons désignés ci-dessus ont été vaincus par ceux qui ont pensé que ce n'est pas l'argent qui est le nerf de la guerre, mais de bonnes troupes... Je m'élèverai donc contre le cri général. Ce n'est pas l'or, ce sont les bons soldats qui sont le nerf de la guerre. L'or ne fait pas trouver de bonnes troupes, mais les bonnes troupes font trouver l'or. »

 La fiction a remplacé les religions et les croyances.
Les fictions plutôt que la fiction, experience imaginaire qui remplace la vie religieuse.