vendredi 26 juin 2026

Ecolos ?

 Les écologistes français ne veulent pas de l'énergie nucléaire, refusent les mégabassines qui alimentent l'irrigation agricole, s'opposent à la climatisation et combattent les plantes NGT, pourtant conçues pour consommer moins d'eau. Ils sont contre le Tunnel ferroviaire du Lyon-Turin qui va éviter des milliers de camions.

 EELV est il une secte millénariste anxiogène et culpabilisante ou un mouvement écologiste politique pragmatique proposant des solutions à court et moyen terme ?


dimanche 14 juin 2026

L’innovation naît du désordre, pas du plan

 On croit que l'innovation se planifie. Elle ne se planifie pas. Personne ne sait à l'avance quels usages vont compter, quels modèles vont fonctionner, ni quels acteurs vont émerger. C'est la définition de l'incertitude : l'information nécessaire pour décider n'existe pas encore. Elle apparaît au fil des essais menés par un grand nombre d'acteurs indépendants.

D'où plusieurs problèmes. On ne peut pas planifier l'investissement privé : les entreprises décident selon leur propre jugement, et annoncer qu'on planifiera leur investissement, c'est soit prévoir de les contraindre, soit prendre une intention pour un résultat. On ne peut pas davantage piloter l'intégration de l'IA dans l'économie, car aucune administration ne sait mieux que des millions d'utilisateurs comment l'IA doit entrer dans leur travail.

Un mot mérite qu'on s'y arrête : "piloter l'intégration dans la vie sociale". Cela revient à vouloir décider, depuis l'État, de la manière dont une technologie entre dans la vie quotidienne des gens. C'est une volonté de contrôle social. Or l'adoption d'un outil résulte de millions de choix individuels que personne n'a le droit ni la capacité de diriger à leur place.

L'approche de technocratique, la France l'a déjà essayé. Elle ne cesse de l'essayer. Le Plan Calcul devait créer une informatique souveraine par la planification : il a échoué. Quaero, lancé pour concurrencer Google, a échoué aussi. Le cloud souverain... La domination américaine, elle, n'a été planifiée par personne : elle est venue d'un écosystème décentralisé d'universités, de start-up et de capital-risque.

Un problème industriel est donc transformé en question de survie nationale pour justifier le contrôle de l'État là où il faudrait laisser agir l'initiative. 

C'est un réflexe constant, croire que ce qu'on ne sait pas prévoir, on peut quand même le diriger d'en haut, y compris dans la vie des gens. En matière d'innovation, c'est presque toujours l'inverse qui se produit.

(D'après) Philippe Silberzahn

samedi 13 juin 2026

L'ère de l'IA : démocratisation des usages, concentration de la puissance et conséquences géopolitiques

 L’IA de pointe ne sera sans doute pas accessible à tous, mais réservée à quelques acteurs, surtout américains.

Cette rareté viendrait de trois causes : les risques de sécurité, le coût énorme de calcul, et le contrôle croissant du gouvernement américain.

Résultat : une nouvelle fracture mondiale pourrait apparaître entre ceux qui ont accès aux meilleures IA et les autres.

Par le passé, lorsque les fruits des révolutions industrielles ont été répartis de manière inégale, les changements qui en ont résulté en termes de richesse relative, de sécurité et de puissance ont provoqué des migrations massives, ravivé des conflits latents et déstabilisé des démocraties.  

Par contre les usages courants de l'IA  vont sans plus aucun doute aujourd'hui se démultiplier et se démocratiser.


mardi 9 juin 2026

Machiavel

 « Il n'y a pas d'opinion plus fausse que celle qui veut que l'argent soit le nerf de la guerre... Cette maxime est répétée tous les jours, et les Princes qui s'y fient plus qu'ils ne désireraient le faire, reglent leur conduite d'après ce préjugé. Il les aveugle au point de leur faire croire que de grands trésors suffisent pour les défendre. Ils ne voient pas que s'il en était ainsi, Darius eût vaincu Alexandre ; les Grecs eussent triomphé des Romains ; de nos jours, Charles le Téméraire eût battu les Suisses... Tous ceux que nous avons désignés ci-dessus ont été vaincus par ceux qui ont pensé que ce n'est pas l'argent qui est le nerf de la guerre, mais de bonnes troupes... Je m'élèverai donc contre le cri général. Ce n'est pas l'or, ce sont les bons soldats qui sont le nerf de la guerre. L'or ne fait pas trouver de bonnes troupes, mais les bonnes troupes font trouver l'or. »

 La fiction a remplacé les religions et les croyances.
Les fictions plutôt que la fiction, experience imaginaire qui remplace la vie religieuse.

lundi 8 juin 2026

 Nous sommes (revenu) dans un monde ou la guerre d'agression est la règle! La guerre pour la guerre (et non plus pour des ressources, des accès aux mer, des idéologies , des colonies, des identités.)

dimanche 7 juin 2026

La guerre est la logique de l’extrême

« Nous répétons donc notre proposition : la guerre est un acte violent dans lequel l’emploi de la force étant illimité, chacun des deux adversaires impose à l’autre la loi ; d’où résulte une influence réciproque qui, de part et d’autre, doit conduire à l’extrême. » (fr.wikisource.org)

« Ainsi, en se maintenant rigoureusement dans les limites abstraites de la notion de la guerre, l’esprit ne trouve de repos que lorsqu’il en arrive aux extrêmes, par la raison que, conflit de forces abandonnées à elles-mêmes et qui ne suivent d’autres lois que celles de leur nature, la guerre n’est elle-même qu’un extrême. » (fr.wikisource.org)

Clausewitz

Formuler autrement:

 Dès que vous avez créé la guerre, elle devient un sujet et non pas un objet: elle a sa vie propre qui vous conduit, pour de nombreuses raisons, là où vous n'aviez pas prévu d'aller. Toute guerre est marquée par une dérive de ses buts et, le plus souvent, une escalade des moyens.


jeudi 4 juin 2026

Ignorance et supériorité morale

 “It is usually futile to try to talk facts and analysis to people who are enjoying a sense of moral superiority in their ignorance.”


« Il est généralement vain d’essayer de parler de faits et d’analyse à des gens qui prennent plaisir à un sentiment de supériorité morale fondé sur leur ignorance. »

— Thomas Sowell

Les causes profondes des défaites

 Les États perdent les guerres sur le champ de bataille beaucoup moins souvent qu’ils ne les perdent dans les instituts, les laboratoires et la production dix ans avant leur début.


Quand un pays sous-finance pendant des années l’éducation en ingénierie, réduit la recherche, perd ses compétences de production ou s’habitue à dépendre des technologies étrangères, il accumule progressivement un déficit stratégique. Celui-ci ne devient visible qu’au début de la guerre.


Cependant, nous devons sortir du trou mortel, tirer les bonnes leçons de nos erreurs passées et avancer, ainsi que prendre l’initiative en main sans attendre un changement des politiques ou du financement de l’État. Ces jours-ci, nous avons réalisé un test extrêmement important : un vol manœuvré entièrement contrôlé de la fusée FP-7.X, qui servira de base au futur intercepteur anti-balistique FREYJA. Peu importe à quel point cet objectif semble irréaliste et ambitieux aujourd’hui, nous déployons tous les efforts possibles et impossibles pour qu’il devienne réalité le plus rapidement possible et que l’Ukraine puisse fermer son ciel par ses propres moyens.


Chaque test réussi d’une nouvelle fusée est un pas vers notre souveraineté technologique. Car notre véritable indépendance se mesure, entre autres, à notre capacité à créer des technologies critiques par nos propres forces. À notre capacité à prendre des décisions stratégiques sans dépendre des cycles politiques, des productions ou des priorités étrangères.


De @iraterekh sur twitter