« joie malsaine » ou la « joie maligne » que l'on éprouve en observant le malheur d'autrui.
https://fr.wiktionary.org/wiki/Schaden
https://fr.wiktionary.org/wiki/Freude
Ce qui fait agir, c'est l'imagination, pas la volonté.
« joie malsaine » ou la « joie maligne » que l'on éprouve en observant le malheur d'autrui.
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"Nos chefs ou ceux qui agissaient en leur nom n’ont pas su penser cette guerre. En d’autres termes, le triomphe des Allemands fut, essentiellement, une victoire intellectuelle et c’est peut-être là ce qu’il y a eu en lui de plus grave. "
"Ils [Les Allemands] croyaient à l’action et à l’imprévu. Nous avions donné notre foi à l’immobilité et au déjà fait."
"Longtemps, il n’y avait pas eu, dans l’armée, de grade supérieur à celui de général de division. Une lettre de service, octroyée au gré du gouvernement ou du G. Q. G., suffisait à fixer les attributions des officiers généraux de ce rang : elle pouvait les habiliter aussi bien au commandement d’une armée, voire de toutes les armées, qu’à celui d’un corps d’armée ou, tout bonnement, d’une division.Car là où les grades diffèrent, la discipline veut, irrévocablement, que le plus élevé entraîne l’exercice du droit au commandement. Impossible, dorénavant, à un jeune divisionnaire de prendre, par exemple, une armée, s’il n’a été, d’abord, pour le moins, promu, en forme, général de corps d’armée."
Le commandement militaire et politique est trop attaché au passé : culte de l’âge, du prestige ancien et d’une “expérience” devenue inadaptée au présent.
Les voix plus jeunes et plus audacieuses ont été étouffées, la guerre a été conduite par des chefs vieillis intellectuellement, enfermés dans des schémas dépassés.
Face à la nouveauté du conflit, ces dirigeants n’ont pas seulement été battus : ils ont accepté la défaite, par manque d’élan, de confiance et de capacité d’adaptation.
Leur plus grave faute est morale : au fond, ils avaient déjà perdu foi dans le pays et dans le peuple qu’ils devaient défendre.
"L’absurdité de notre propagande officielle, son irritant et grossier optimisme, sa timidité et, par-dessus tout, l’impuissance de nos gouvernants à définir honnêtement leurs buts de guerre, ont bien pu, pendant de trop longs mois d’inaction, obscurcir un peu ces premières et vives clartés."
"Et puis, il y avait aussi l’idéologie internationaliste et pacifiste.[] N’apercevaient-ils donc pas, autour d’eux, tout prêts à s’en saisir et presque à la souhaiter, les futurs profiteurs de notre défaite ? [] ils omettaient de distinguer entre la guerre qu’on décide volontairement de faire et celle qui vous est imposée, entre le meurtre et la légitime défense. "
"[] la presse dite de pure information [] servaient, en fait, des intérêts cachés, souvent sordides, et parfois, dans leur source, étrangers à notre pays."
"L’hitlérisme refuse à ses foules tout accès au vrai. Il remplace la persuasion par la suggestion émotive."
Les écologistes français ne veulent pas de l'énergie nucléaire, refusent les mégabassines qui alimentent l'irrigation agricole, s'opposent à la climatisation et combattent les plantes NGT, pourtant conçues pour consommer moins d'eau.
EELV est il une secte millénariste anxiogène et culpabilisante ou un mouvement écologiste politique pragmatique proposant des solutions à court et moyen terme ?
On croit que l'innovation se planifie. Elle ne se planifie pas. Personne ne sait à l'avance quels usages vont compter, quels modèles vont fonctionner, ni quels acteurs vont émerger. C'est la définition de l'incertitude : l'information nécessaire pour décider n'existe pas encore. Elle apparaît au fil des essais menés par un grand nombre d'acteurs indépendants.
D'où plusieurs problèmes. On ne peut pas planifier l'investissement privé : les entreprises décident selon leur propre jugement, et annoncer qu'on planifiera leur investissement, c'est soit prévoir de les contraindre, soit prendre une intention pour un résultat. On ne peut pas davantage piloter l'intégration de l'IA dans l'économie, car aucune administration ne sait mieux que des millions d'utilisateurs comment l'IA doit entrer dans leur travail.
Un mot mérite qu'on s'y arrête : "piloter l'intégration dans la vie sociale". Cela revient à vouloir décider, depuis l'État, de la manière dont une technologie entre dans la vie quotidienne des gens. C'est une volonté de contrôle social. Or l'adoption d'un outil résulte de millions de choix individuels que personne n'a le droit ni la capacité de diriger à leur place.
L'approche de technocratique, la France l'a déjà essayé. Elle ne cesse de l'essayer. Le Plan Calcul devait créer une informatique souveraine par la planification : il a échoué. Quaero, lancé pour concurrencer Google, a échoué aussi. Le cloud souverain... La domination américaine, elle, n'a été planifiée par personne : elle est venue d'un écosystème décentralisé d'universités, de start-up et de capital-risque.
Un problème industriel est donc transformé en question de survie nationale pour justifier le contrôle de l'État là où il faudrait laisser agir l'initiative.
C'est un réflexe constant, croire que ce qu'on ne sait pas prévoir, on peut quand même le diriger d'en haut, y compris dans la vie des gens. En matière d'innovation, c'est presque toujours l'inverse qui se produit.
(D'après) Philippe Silberzahn
L’IA de pointe ne sera sans doute pas accessible à tous, mais réservée à quelques acteurs, surtout américains.
Cette rareté viendrait de trois causes : les risques de sécurité, le coût énorme de calcul, et le contrôle croissant du gouvernement américain.
Résultat : une nouvelle fracture mondiale pourrait apparaître entre ceux qui ont accès aux meilleures IA et les autres.
Par le passé, lorsque les fruits des révolutions industrielles ont été répartis de manière inégale, les changements qui en ont résulté en termes de richesse relative, de sécurité et de puissance ont provoqué des migrations massives, ravivé des conflits latents et déstabilisé des démocraties.
Par contre les usages courants de l'IA vont sans plus aucun doute aujourd'hui se démultiplier et se démocratiser.
« Il n'y a pas d'opinion plus fausse que celle qui veut que l'argent soit le nerf de la guerre... Cette maxime est répétée tous les jours, et les Princes qui s'y fient plus qu'ils ne désireraient le faire, reglent leur conduite d'après ce préjugé. Il les aveugle au point de leur faire croire que de grands trésors suffisent pour les défendre. Ils ne voient pas que s'il en était ainsi, Darius eût vaincu Alexandre ; les Grecs eussent triomphé des Romains ; de nos jours, Charles le Téméraire eût battu les Suisses... Tous ceux que nous avons désignés ci-dessus ont été vaincus par ceux qui ont pensé que ce n'est pas l'argent qui est le nerf de la guerre, mais de bonnes troupes... Je m'élèverai donc contre le cri général. Ce n'est pas l'or, ce sont les bons soldats qui sont le nerf de la guerre. L'or ne fait pas trouver de bonnes troupes, mais les bonnes troupes font trouver l'or. »
« Nous répétons donc notre proposition : la guerre est un acte violent dans lequel l’emploi de la force étant illimité, chacun des deux adversaires impose à l’autre la loi ; d’où résulte une influence réciproque qui, de part et d’autre, doit conduire à l’extrême. » (fr.wikisource.org)
« Ainsi, en se maintenant rigoureusement dans les limites abstraites de la notion de la guerre, l’esprit ne trouve de repos que lorsqu’il en arrive aux extrêmes, par la raison que, conflit de forces abandonnées à elles-mêmes et qui ne suivent d’autres lois que celles de leur nature, la guerre n’est elle-même qu’un extrême. » (fr.wikisource.org)
Clausewitz
Formuler autrement:
Dès que vous avez créé la guerre, elle devient un sujet et non pas un objet: elle a sa vie propre qui vous conduit, pour de nombreuses raisons, là où vous n'aviez pas prévu d'aller. Toute guerre est marquée par une dérive de ses buts et, le plus souvent, une escalade des moyens.
“It is usually futile to try to talk facts and analysis to people who are enjoying a sense of moral superiority in their ignorance.”
« Il est généralement vain d’essayer de parler de faits et d’analyse à des gens qui prennent plaisir à un sentiment de supériorité morale fondé sur leur ignorance. »
— Thomas Sowell
Les États perdent les guerres sur le champ de bataille beaucoup moins souvent qu’ils ne les perdent dans les instituts, les laboratoires et la production dix ans avant leur début.
Quand un pays sous-finance pendant des années l’éducation en ingénierie, réduit la recherche, perd ses compétences de production ou s’habitue à dépendre des technologies étrangères, il accumule progressivement un déficit stratégique. Celui-ci ne devient visible qu’au début de la guerre.
Cependant, nous devons sortir du trou mortel, tirer les bonnes leçons de nos erreurs passées et avancer, ainsi que prendre l’initiative en main sans attendre un changement des politiques ou du financement de l’État. Ces jours-ci, nous avons réalisé un test extrêmement important : un vol manœuvré entièrement contrôlé de la fusée FP-7.X, qui servira de base au futur intercepteur anti-balistique FREYJA. Peu importe à quel point cet objectif semble irréaliste et ambitieux aujourd’hui, nous déployons tous les efforts possibles et impossibles pour qu’il devienne réalité le plus rapidement possible et que l’Ukraine puisse fermer son ciel par ses propres moyens.
Chaque test réussi d’une nouvelle fusée est un pas vers notre souveraineté technologique. Car notre véritable indépendance se mesure, entre autres, à notre capacité à créer des technologies critiques par nos propres forces. À notre capacité à prendre des décisions stratégiques sans dépendre des cycles politiques, des productions ou des priorités étrangères.
De @iraterekh sur twitter
Les jeunes actifs disent préférer les villes moyennes ou petites, mais continuent à s’installer dans les grandes métropoles.
Son explication est que les grandes villes offrent une forme d’assurance contre la perte d’emploi ou la nécessité d’en changer.
Comme les carrières sont aujourd’hui beaucoup moins linéaires qu’avant, il devient essentiel de vivre dans un grand bassin d’emploi pour pouvoir retrouver rapidement un poste sans être obligé de déménager.
Cette logique est encore plus forte pour les couples à deux carrières, en particulier quand les deux emplois sont qualifiés ou spécialisés : il faut alors que le territoire soit capable d’offrir non pas une opportunité, mais deux marchés du travail suffisamment riches.
Même si beaucoup de jeunes déclarent préférer la qualité de vie des villes moyennes, leurs choix réels privilégient cette assurance économique offerte par les métropoles :
plus d’employeurs,
plus d’opportunités,
de meilleurs appariements entre compétences et postes,
moins de risque de devoir partir ailleurs en cas d’aléa professionnel.
David Miet s’appuie sur la littérature économique sur les “thick labor markets” : plus le marché du travail local est “épais”, plus il protège les actifs contre les ruptures de trajectoire professionnelle.
Conclusion
Les grandes villes attirent moins seulement pour leur image ou leurs services que parce qu’elles fonctionnent comme une assurance territoriale face au risque professionnel, particulièrement précieuse dans un monde où l’on change souvent d’emploi, et plus encore pour les couples à deux carrières.
Ce qui a conduit à la desertification des ville moyennes, c'est la difficulté à changer d'emploi: Aujourd'hui, les entrants sur le marché de l'emploi s'attendent à changer d'emploi plus de 10 fois dans leur vie. Sur un bassin d'emploi secondaire, c'est plus difficile que dans les mégapoles.
https://x.com/MietDavid/status/2057475357779886545
Voici une explication détaillée du mécanisme par lequel la politique de la Banque de France a contribué à aggraver la Grande Dépression, selon les travaux de Douglas A. Irwin (2010) et d'autres économistes :
1. Accumulation massive d'or par la France
À partir de 1928, la France, revenue à l'étalon-or, a accumulé d'énormes réserves d'or, passant de 7 % à près de 30 % des réserves mondiales en quelques années. Cette accumulation était en partie due à la confiance retrouvée dans le franc après sa stabilisation (le "franc Poincaré"), mais aussi à une politique monétaire restrictive. Contrairement à d'autres pays, la Banque de France a stérilisé une grande partie de cet afflux d'or, c'est-à-dire qu'elle ne l'a pas converti en monnaie en circulation. Normalement, un afflux d'or aurait dû entraîner une augmentation de la masse monétaire, stimulant ainsi l'activité économique. Mais en stérilisant l'or, la Banque de France a empêché cette expansion monétaire, maintenant ainsi une pression déflationniste sur l'économie française et internationaleideas.repec.org.
2. Pression déflationniste sur le reste du monde
L'étalon-or fonctionnait comme un système à somme nulle : si un pays accumulait de l'or, les autres en perdaient. En 1929-1932, la France et les États-Unis détenaient ensemble près de 60 % des réserves d'or mondiales. La stérilisation française a réduit la quantité d'or disponible pour les autres pays, forçant leurs banques centrales à réduire leur propre masse monétaire pour maintenir la convertibilité de leur monnaie en or. Cela a provoqué une contraction monétaire mondiale, une baisse des prix (déflation) et une réduction de la demande globale, aggravant la récession dans les pays déjà touchés par le krach de 1929cairn.info+1.
3. Effet multiplicateur de la déflation
La déflation a rendu le remboursement des dettes plus difficile (car les dettes sont fixes en valeur nominale, mais les revenus et les prix baissent), ce qui a accru les faillites d'entreprises et de banques. Les pays en difficulté ont été contraints d'augmenter leurs taux d'intérêt pour défendre leur monnaie, ce qui a encore étouffé l'activité économique. La France, en maintenant une politique monétaire restrictive, a donc amplifié la spirale déflationniste et la crise bancaire dans le monde, notamment en Europe centrale et en Allemagnecairn.info.
4. Rôle clé en 1931-1932
Alors que les États-Unis ont commencé à assouplir leur politique monétaire après 1931, la France a persisté dans sa stratégie, exacerbant la crise. Les études montrent que la France a été plus responsable que les États-Unis de la déflation mondiale pendant cette période, car sa part dans la réduction de la liquidité internationale était disproportionnée par rapport à sa taille économiqueideas.repec.org.
5. Conséquences sur le commerce international
La déflation a aussi réduit les prix des matières premières, frappant durement les pays exportateurs (comme l'Amérique latine ou les dominions britanniques), et a contribué à l'effondrement du commerce mondial, qui a chuté de plus de 60 % entre 1929 et 1933. La rigidité de la politique française a donc joué un rôle central dans la transformation d'une crise financière en une dépression économique mondiale prolongée.
En résumé, la France n'a pas "causé" la Grande Dépression à elle seule, mais sa politique de stérilisation de l'or et son refus d'ajuster sa masse monétaire ont amplifié et prolongé la crise, en privant le système international de liquidités et en accélérant la déflation. Cette thèse remet en cause l'idée que la crise était uniquement le résultat de l'effondrement de Wall Street ou des erreurs de la Réserve fédérale américaine.
De 1929 à 1932, la droite était au pouvoir (Laval) et n'a rien compris. Elle a été initiée par Poincarré qui voulait un Franc fort.
"Did France Cause the Great Depression?" 2010 par Douglas A. Irwin au National Bureau of Economic Research (NBER)
https://www.nber.org/papers/w16350
Keynes
Keynes l'avait dit très tot:
Les principales études de John Maynard Keynes sur les questions monétaires et économiques liées à la Grande Dépression et à l'étalon-or ont été publiées à plusieurs dates clés, notamment :
1. "A Tract on Monetary Reform" (1923)
Keynes y développe ses idées sur la stabilité monétaire et critique le retour à l'étalon-or classique, qu'il juge trop rigide et déflationniste.
2. "A Treatise on Money" (1930)
Dans cet ouvrage en deux volumes, Keynes analyse le rôle de la monnaie, des taux d'intérêt et des politiques monétaires dans les cycles économiques. Il y critique notamment la gestion de l'étalon-or et la déflation, des thèmes centraux pour comprendre la Grande Dépression.
3. "The General Theory of Employment, Interest and Money" (1936)
C'est son œuvre majeure, publiée en 1936, où il développe sa théorie de la demande effective, de l'intervention de l'État et des politiques de relance pour lutter contre le chômage et les crises économiques. Ce livre a révolutionné la pensée économique et fondé ce qu'on appelle aujourd'hui la "révolution keynésienne".
Le Bolchevisme ne durera pas éternellement en Russie. Un jour viendra où l’ordre s’y rétablira et où la Russie, reconstituant ses forces, regardera autour d’elle. Ce jour-là, elle se verra telle que la paix va la laisser, c’est à dire privée de l’Estonie, de la Finlande, de la Pologne, de la Lituanie, peut-être de l’Ukraine. S’en contentera-t-elle ? Nous n’en croyons rien. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on reverra la Russie reprendre sa marche vers l’Ouest et le Sud-Ouest. De quel côté la Russie recherchera-t-elle un concours pour reprendre l’œuvre de Pierre le Grand, Catherine II ? Ne le disons pas trop haut, mais sachons-le et pensons-y : c’est du côté de l’Allemagne que fatalement elle tournera ses espérances. Voilà, Messieurs, pourquoi la France prête à la Pologne et à la Roumanie un si large concours militaire (.) Chacun de nos efforts en Pologne, Messieurs, c’est un peu plus de gloire pour la France éternelle.
Charles de Gaulle, 1919
Les Évangiles montrent un Jésus rarement emporté par la colère. Sa parole est le plus souvent patiente, miséricordieuse, tournée vers les pécheurs ordinaires, les exclus, les faibles. Il pardonne, relève, accueille. Mais lorsqu’il se met en colère, cette colère n’est ni émotionnelle ni impulsive : elle est ciblée, assumée et moralement fondée.
Cette colère vise presque exclusivement la tartufferie au sens le plus strict : afficher une vertu morale ou religieuse de façade pour mieux tromper, manipuler ou servir ses intérêts, instrumentaliser cette morale affichée dans son rapport aux autres. (et non pas simplement l'hypocrisie morale)
Dans Matthieu 23, Jésus réserve ses paroles les plus dures non aux pécheurs, mais aux scribes et aux pharisiens, figures d’une morale de façade qui se donne en spectacle tout en écrasant les autres. Le reproche n’est pas l’exigence morale, mais son instrumentalisation : une morale devenue outil de domination, de distinction sociale et d’autojustification.
Le même mécanisme apparaît dans la parabole du pharisien et du publicain (Luc 18). Le pharisien n’est pas condamné pour ses pratiques morales, mais pour l’usage qu’il en fait : se poser en juste et mépriser autrui. À l’inverse, le publicain, sans vertu affichée, est justifié par son humilité. Là encore, Jésus attaque moins la faute que le mensonge sur soi.
Même l’épisode spectaculaire de la purification du Temple confirme cette logique. Jésus ne s’emporte pas contre des pratiques ordinaires, mais contre la profanation du sens et l’hypocrisie d’un système moral qui prétend honorer Dieu tout en exploitant les faibles. Sa colère vise une incohérence devenue structurelle.
Ainsi, la colère de Jésus n’est jamais dirigée contre la faiblesse humaine, mais contre la duplicité morale. Elle ne frappe pas ceux qui tombent, mais ceux qui se donnent en modèle tout en trahissant ce qu’ils prétendent incarner. En ce sens, sa colère est rare, mais radicale : elle surgit lorsque la morale devient masque plutôt que chemin.
Pour Smil, l’énergie est la variable explicative centrale de l’histoire humaine. Les sociétés ne se définissent pas d’abord par leurs idéologies ou leurs institutions, mais par :
Le passage du bois au charbon, puis au pétrole et au gaz, explique bien davantage la modernité que les seules révolutions politiques.
Smil est farouchement anti-prophétique :
il se méfie des discours catastrophistes comme des promesses de salut technologique,
il démonte les annonces de « ruptures » rapides (transition énergétique éclair, hydrogène miracle, 100 % renouvelable à court terme).
Sa méthode : données, ordres de grandeur, inerties physiques. La réalité matérielle évolue lentement.
Un thème central chez Smil est l’inertie structurelle :
les infrastructures énergétiques durent des décennies,
les chaînes industrielles sont rigides,
les comportements suivent les contraintes matérielles.
👉 Les transitions énergétiques ne sont jamais rapides ; historiquement, elles prennent 50 à 70 ans, même lorsqu’une technologie supérieure existe déjà.
Smil insiste sur un point souvent minimisé :
la civilisation moderne est littéralement construite sur les fossiles :
agriculture (engrais azotés, mécanisation),
acier, ciment, plastiques,
transports lourds, aviation, maritime.
Il ne nie pas la nécessité de réduire cette dépendance, mais rappelle que l’ampleur du défi est sans précédent.
Contrairement aux discours dominants, Smil met l’accent sur :
les gains d’efficacité énergétique (souvent plus rapides et fiables),
la réduction de la demande dans les pays riches.
Il souligne que l’histoire montre davantage de progrès par optimisation que par rupture.
Smil ne prône pas explicitement la décroissance, mais son travail conduit à une conclusion dérangeante:
la croissance matérielle illimitée est physiquement contrainte,
les limites ne sont pas idéologiques, mais thermodynamiques et logistiques.
Il préfère parler de sociétés de haute performance stable, plutôt que d’expansion permanente.
Smil est souvent mal classé politiquement, car il :
critique aussi bien l’optimisme vert naïf que le productivisme fossile,
refuse les récits moraux au profit des bilans matériels.
Sa position est souvent résumée ainsi :
« Le monde réel n’obéit ni aux slogans, ni aux échéances politiques. »
Václav Smil pense le monde comme un système matériel contraint, où l’énergie, les flux physiques et l’inertie des infrastructures comptent davantage que les intentions, les idéologies ou les promesses technologiques.
Les empires ne meurent presque jamais dans un fracas final. Ils s’épuisent, se vident, se fissurent, puis s’effondrent après coup, souvent loin du champ de bataille. Comme le souligne l’historien Serhii Plokhy, ce ne sont pas les défaites spectaculaires qui tuent les empires, mais l’incapacité prolongée à soutenir le coût de leur propre puissance. Les victoires tactiques deviennent alors des anesthésiants politiques, masquant l’érosion lente mais irréversible des fondations économiques, sociales et institutionnelles.
Gauche occidentale et mollahcratie : une convergence de structure morale ?
À première vue, tout oppose une partie de la gauche occidentale et la théocratie iranienne : l’une se réclame des droits humains, l’autre d’un ordre religieux autoritaire. Pourtant, un point commun plus profond mérite d’être interrogé : la primauté du dogme moral sur le réel.
En Occident, une fraction de la gauche a progressivement déplacé le centre de gravité de son projet politique. Là où elle s’attachait autrefois à transformer matériellement la société (conditions de travail, rapports de production, souveraineté populaire), elle privilégie désormais une mise en scène permanente de la vertu morale. La politique devient d’abord un langage, un rituel de pureté idéologique, où le mal est désigné avant d’être compris.
Ce glissement explique en partie l’aveuglement — ou la minimisation — face aux exactions de la mollahcratie iranienne. Le régime iranien est perçu avant tout comme un anti-Occident, et donc, par réflexe, comme un moindre mal. La réalité vécue par les femmes iraniennes, les opposants politiques ou les minorités passe au second plan face à la cohérence symbolique du récit.
Or c’est précisément ainsi que fonctionne la théocratie iranienne elle-même. L’État n’y est pas conçu comme un outil au service des individus, mais comme l’incarnation d’une vérité morale transcendante. Peu importe les conséquences concrètes : la conformité au dogme suffit à justifier la contrainte, la violence ou le mensonge.
Dans les deux cas, la politique cesse d’être un art du réel pour devenir une liturgie. L’efficacité, le bien-être concret, la liberté vécue sont subordonnés à la fidélité à une morale proclamée. Celui qui s’y oppose n’est plus un adversaire politique, mais un impur, un hérétique ou un complice du mal.
La différence reste évidemment majeure : la gauche occidentale ne dispose pas d’un appareil coercitif théocratique. Mais la logique mentale, elle, est comparable : substituer la vertu affichée à la responsabilité des effets réels.
Ainsi, le point de contact n’est pas idéologique, mais structurel : quand la morale devient une fin en soi, elle engendre les mêmes aveuglements, qu’elle soit séculière ou religieuse.
"You may not be interested in war, but war is interested in you."
Généralement attribuée à Léon Trotski (Lev Davidovitch Bronstein), fondateur de l’Armée rouge.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Boucle_OODA
La boucle OODA (souvent écrite OODA loop) est un modèle de prise de décision en situation de conflit ou d’incertitude, développé par le colonel américain John Boyd.
Elle est très utilisée en militaire, stratégie, cybersécurité, management et même en développement logiciel.
Les 4 étapes de la boucle OODA
Tactiques des troupes d'assaut allemandes (Stoßtruppen) – 1918
En 1918, l'armée allemande introduisit les tactiques des troupes d'assaut , une approche révolutionnaire pour sortir de l'impasse de la guerre de tranchées à la fin de la Première Guerre mondiale. Ces méthodes influencèrent fortement les tactiques d'infanterie modernes.
ContextePrincipes fondamentaux
Principe fondamental: Percer sans détruire, désorganiser plutôt qu’anéantir.
1. Infiltration, et non assaut de masse
Au lieu d'attaquer par vagues massives, les troupes d'assaut progressaient en petites unités hautement entraînées. Elles contournaient les points forts, pénétraient les points faibles et s'enfonçaient profondément dans les arrières ennemis
2. Commandement décentralisé (Auftragstaktik)
Les officiers subalternes et les sous-officiers bénéficiaient d'initiative et d'autonomie. Ils s'adaptaient en temps réel plutôt que de suivre des plans rigides.
3. Feu et mouvement : Tactique d’infiltration
4. Préparation d'artillerie courte et intense
Au lieu de bombardements de plusieurs jours , l'artillerie progressait en barrage roulant, étroitement synchronisée avec l'infanterie.
Ceci réduisait le temps d'alerte et préservait l'effet de surprise.
5. Ciblage du commandement et de la logistique
Les troupes d'assaut visaient à perturber :
Ceci provoquait la confusion et l'effondrement des lignes arrière.
Les troupes d'assaut étaient le scalpel, non le marteau.
Résultats et limites
Pourquoi c'est encore pertinent aujourd'hui
Les tactiques des troupes d'assaut ont introduit des concepts toujours fondamentaux dans la guerre moderne :
On retrouve des échos de ces idées dans les forces spéciales modernes, l'infanterie mécanisée et les tactiques d'infiltration par drones.
Une phrase clé :Lorsque de nouvelles capacité de raisonnement apparaissent, les choses changent très rapidement.
L'histoire du monde, ces derniers millénaires, se résume è la réussite d'un certain type de singe qui a développé une capacité de raisonnement.
La vitesse des changements attendus de l'IA risque de nous surprendre: nous serons peut être plus loin que ce que la sf avait imaginé dans la décennie qui vient.
Indicateurs à surveiller pour valider un scénario d’effondrement
Quelle échéance en années (5,10,20,50,100 ans)pour les évènements suivant:
1 Colonisation de Mars
Premier vol habité:
Première colonie permanente
2 Colonisation de la Lune
Prochain vol habité
Première colonie permanente
3 Fusion Nucléaire
Première démonstration (réacteur produisant net gain énergétique utilisable de façon répétée) :
Déploiement massif (contribution significative au mix énergétique global)
4 Fin de l'utilisation massive des énergies fossiles:
Dans le logement
Dans les transports sur route
dans l'aviation
4 Véhicules autonomes et robotaxis
flotte de robotaxis supérieure a flotte taxi humain
5 Intelligence artificielle
Intégration massive et quotidienne dans :
éducation
médecine
justice
administration locale
gouvernement
6 Interfaces cerveau-machine
Dispositifs thérapeutiques approuvés et utilisés cliniquement (restauration motrice/sensorielle)
Interfaces grand public pour augmentation cognitive/communication :
7 Fin du travail
Fin du travail salarié
Fin total du travail
8 Fin de l'argent
Passage majoritaire aux paiements numériques / monnaies numériques d’État (réduction forte du liquide)
« Fin de l’argent » (absence de toute forme de médium d’échange/unités de compte traditionnelles) :
9 robots polyvalent pour:
Tâches industrielles (remplacement d’opérations manuelles dans entreposage/fab)
Tâches domestiques (ménage/assistance).
tache agricole (récolte de fruits, culture champs, élevage ...)
tache commerciale (vente, accueil, service client)
10 age
Combien de centenaires ?
Combien d'enfants
Nous vivons entourés de discours pessimistes : la technologie serait la source de tous nos maux. C’est faux.
La technologie est le moteur de l’abondance et du progrès. Elle transforme les problèmes en opportunités, résout la famine, la maladie, la pauvreté, et ouvre la voie à l’exploration et à la connaissance.
Les marchés et l’innovation créent une spirale ascendante de prospérité : plus d’intelligence, plus d’énergie, plus de solutions, plus de vie. Refusons la stagnation, le ressentiment, la peur : soyons ambitieux, libres, constructeurs, conquérants.
La mission de la technologie ? Faire grandir l’humanité, sur Terre et dans les étoiles. L’avenir est ouvert. Il est temps d’être techno-optimiste. Il est temps de construire.
Résumé fait par copilot de https://techno-optimisme.com/
L'Europe a failli: L'esclavage, le colonialisme, la Shoa sont européennes.
Mais l'Europe porte aussi en elle la critique de ses égarements.
Elle a une vision universelle de la liberté, des droits de l'homme.
Calhoun place un petit nombre de souris (ou de rats, selon les expériences) dans un environnement clos où la nourriture, l’eau et l’abri sont illimités, sans prédateurs.
Les premiers couples prospèrent, la population croît exponentiellement.
À mesure que la densité augmente, des troubles du comportement apparaissent : agressivité, retrait social, cannibalisme, négligence parentale…
Finalement, la population s’effondre jusqu’à disparaître complètement, même si toutes les ressources matérielles restent abondantes.
« Le premier des droits de l'homme, c'est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail. »
Jean Jaures
« Bien sûr qu’il est important , parce que, quand vous êtes dans le dur, personne d’autre que vous‑même ne va vous pousser. »
« Il faut que vous vous persuadiez que vous êtes capable de renverser des montagnes. »
« Les gens ne comprennent pas l’ego mais quand tu n’es pas bien, il n’y a personne qui va venir chez toi te dire que tu es capable de faire ça. Il n’y a que toi et ton ‘mindset’. Ce n’est que toi. »
« Chaque fois que je rentre sur un terrain, je me dis toujours que je suis le meilleur. »
« Et pourtant j’ai joué sur des terrains où il y avait Messi et Cristiano (...) Ce sont des meilleurs joueurs que moi, ils ont fait un milliard de choses de plus que moi. »
« Mais dans ma tête je me dis toujours que je suis le meilleur parce que comme ça tu ne te donnes pas de limites et tu essaies de donner le meilleur de toi‑même. »
Kylian Mbappé
Description de l'ensemble des informations disponibles sur un système physique, permettant de prédire les résultats des mesures effectuées sur ce système.
Phénomène fondamental de la mécanique quantique dans lequel deux particules (ou plus) deviennent liées de telle manière que l'état de l'une dépend instantanément de l'état de l'autre, quelle que soit la distance qui les sépare. Cette corrélation dépasse les explications classiques et a été décrite par Albert Einstein comme une « action fantomatique à distance » .
En mécanique quantique, une particule peut exister simultanément dans plusieurs états grâce au principe de superposition. Par exemple, un électron peut être à plusieurs endroits en même temps. Cependant, cette superposition est extrêmement fragile. Dès qu’un système quantique interagit avec son environnement — même de manière minime — il perd cette capacité à rester dans plusieurs états à la fois. Ce processus s'appelle la décohérence quantique. Le système semble alors adopter un comportement classique .
La réduction du paquet d'onde, également appelée effondrement de la fonction d'onde, est un postulat de la mécanique quantique selon lequel, lors d'une mesure, un système quantique passe instantanément d'un état de superposition à un état défini correspondant au résultat observé. Ce processus est considéré comme non déterministe et instantané, introduisant une discontinuité dans l'évolution continue décrite par l'équation de Schrödinger.
La réduction du paquet d'onde est un postulat introduit pour expliquer l'obtention d'un résultat défini lors d'une mesure quantique, impliquant une discontinuité dans l'évolution du système. En revanche, la décohérence quantique est un processus physique qui décrit comment les interactions avec l'environnement rendent les superpositions quantiques indétectables, donnant lieu à un comportement apparemment classique sans nécessiter de postulat supplémentaire.
Elle décrit l'évolution dans le temps de l'état quantique d'un système, représenté par une fonction d'onde Ψ (psi), qui contient toutes les informations mesurables sur ce système
Solution théorique de la relativité reliant deux régions d’espace-temps
Il y a le populisme des extrêmes, qui sacrifient le bon sens à des idéologies, multiplient les promesses irréalistes, désignent les boucs émissaires.
Il existe un autre populisme, qui refuse de prendre des actions impopulaires, s'accommode d'une certaine médiocrité.
C’est le populisme des lâches, celui qui ne dit pas non, qui préfère différer plutôt que décider, flatter plutôt que convaincre, comprendre même l'inacceptable.
Il se drape dans le pragmatisme pour éviter le courage, abandonne la vérité au profit du confort électoral, et laisse filer les urgences par peur de déplaire.« Au tennis, la perfection est impossible. Sur les 1526 matches de ma carrière, j’ai gagné presque 80% de ces matches. J’ai une question pour vous : Quel pourcentage de points gagnés pensez-vous que j’ai lors de ces matches ? Seulement 54%. En d’autres termes, même les meilleurs joueurs du monde gagnent à peine un peu plus de la moitié des points qu’ils jouent.
Vous apprenez à vous dire : Je fais une double faute, c’est juste un point. Je suis venu au filet et je me suis encore fait passer. C’est juste un point. Même un coup superbe, un smash de revers qui finit dans le Top 10 d’ESPN. Ça aussi, c’est juste un point. Voilà pourquoi je vous raconte cela : quand vous jouez un point, cela doit être la chose la plus importante du monde. Mais quand le point est derrière vous, il est derrière vous. Cet état d’esprit est vraiment crucial car il vous permet d’être totalement impliqué dans le prochain et dans les suivants avec intensité, clarté et concentration.
Dans la vie, peu importe le jeu que vous allez jouer, parfois, vous allez perdre. Un point, un match, une saison, un travail, ce sont les montagnes russes avec beaucoup de hauts et de bas et c’est normal de douter de soi quand on est en bas et d’être désolé pour soi. Mais votre adversaire doute aussi de lui également. N’oubliez jamais cela. Mais de l’énergie négative est de l’énergie gâchée.
Devenir un maître pour surpasser les mauvais moments est pour moi le signe d’un champion. Les meilleurs du monde ne sont pas les meilleurs car ils gagnent tous les points mais car ils savent qu’ils vont perdre encore et encore et ils ont appris à le gérer. Vous l’acceptez, vous pleurez si vous en avez besoin, puis vous vous forcer à sourire. Vous avancez sans relâche, vous grandissez, vous travaillez plus dur, plus intelligemment. N’oubliez pas : travaillez intelligemment ! »
Roger Federer
Des courants politique de gauche prétendent seuls incarner la volonté populaire. Ils opposent le peuple aux élites, à l'argent, à l'oligarchie, à ceux qui accaparent les outils de production.
L'exemple typique est le Venezuela:
Résultat: des pénuries, des repressions , un effondrement économique et 7 ou 8 millions d'émigrés (sur 30 millions d'habitant soit 20% de la population) qui ont quitté leur pays.
LFI incarne ce populisme de gauche, qu’il s’agisse de sa grille de lecture, de sa rhétorique ou de la prépondérance de son leader. Les mêmes causes, les mêmes valeurs, la même vision auront évidemment les mêmes effets.
L’Etat de droit, en particulier européen, est vu comme un obstacle à la volonté du leader, présenté comme l’expression de celle du peuple souverain. Les populistes entendent donc affaiblir à la fois les juges, et les médias indépendants, soit les 2 piliers de la démocratie.
Partout, et tout le temps
Des dizaines (centaines ?) d'expériences de ce populisme de gauche ont été mis en œuvre : AUCUNE réussite.
Lorsque les premières machines ont battu les meilleurs joueurs d'échecs du monde, on aurait pu croire ce jeu condamné.
C'est le contraire que l'on a observé: Le niveau pro a considérablement augmenté (d'après les spécialistes), et les machines ont popularisé le jeu.
Le niveau des joueurs ordinaires a aussi considérablement progressé. Est ce parceque des app sont de plus en plus répandues? Est ce parce que le niveau moyen augmente, et que finalement, chacun à la fois y participe et en bénéficie ?
Est ce que ce schéma va se généraliser dans toutes les disciplines avec l'IA ?